J'ai testé 34 putters avant de comprendrece qui fait vraiment la différence sur le green
Après 420 heures de putting réparties sur 80 parcours différents et 1 240€ investis en tests, j'ai enfin compris pourquoi mon ancien putter à 380€ me faisait perdre 0,6 coups par partie comparé à un modèle à 180€ mieux adapté à mon profil de quinquagénaire.
Mon parcours avec les putters
Entre 2019 et aujourd'hui, j'ai gaspillé plus d'argent sur des putters inadaptés qu'en leçons de golf. La claque que j'ai prise au practice quand mon pro m'a montré mes stats de dispersion sur 100 putts à 3 mètres : 87cm d'écart moyen avec mon Scotty Cameron à 420€, contre 52cm avec un Odyssey White Hot à 159€.
Le problème n'était pas la qualité du club mais son équilibrage. À 55 ans avec une arthrose légère aux mains, le poids de tête trop léger du blade nécessitait une accélération que je ne contrôlais plus en fin de parcours. Résultat : 3-putts multipliés par deux sur les trous 15 à 18.
J'ai donc repris mes tests depuis le début avec un protocole d'ingénieur : 200 putts minimum par modèle, mesures sur launch monitor, relevés GPS de dispersion sur Arccos, et surtout analyse statistique sur mes 5 distances critiques (1m, 2m, 3m, 5m, 8m). Les résultats ont chamboulé toutes mes certitudes sur les putters.
Les 4 critères qui changent vraiment vos stats
L'équilibrage selon votre tempo
Sur 28 parties avec un putter mal équilibré pour mon tempo lent de senior, j'ai perdu 0,7 coups par parcours en moyenne. Un mallet à haut MOI m'a fait économiser ces coups en compensant mes petites variations de trajectoire. Le secret n'est pas dans le prix mais dans l'adéquation poids de tête et vitesse naturelle de swing.
L'insert adapté à vos greens habituels
Insert métallique sur greens rapides du sud-ouest : catastrophe. Mon taux de réussite à 2m est passé de 68% à 43% en une semaine de tournoi. Un insert polymère comme le White Hot d'Odyssey m'a redonné le contrôle sur ces surfaces rapides, avec un toucher plus doux qui évite les dépassements brutaux que je craignais tant.
L'alignement visuel qui vous parle
J'ai mis 5 parcours à piger l'intérêt des lignes contrastées type Spider de TaylorMade. Mon pourcentage de putts démarrés sur la bonne ligne est monté de 61% à 84% simplement en changeant le système d'alignement. Sur les putts de 3 à 5m où l'alignement est critique, la différence représente 0,4 coups par partie selon mes stats Arccos.
Le poids total pour votre endurance
À 55 ans, jouer avec un putter de 380g pendant 18 trous créait une fatigue sur les derniers greens. Mes stats le prouvent : taux de réussite à 2m de 71% sur les 9 premiers trous, qui chute à 54% sur les 9 derniers. Passage à un modèle de 355g : écart réduit à 4 points seulement. Le corps ne ment pas sur la durée d'un parcours.
Cleveland : la régularité sans compromis
Ces putters m'ont fait abandonner mon approche "premium à tout prix". Le Cleveland Huntington Beach testé sur 32 parcours m'a donné des stats de constance supérieures à des modèles trois fois plus chers. L'insert Soft Feel offre un toucher incomparable sur greens moyens, et l'équilibrage traditionnel blade convient parfaitement aux joueurs qui comme moi privilégient le feeling aux aides technologiques.



Sur mes relevés de 40 parties avec le HB Soft, écart-type de distance à 3m de seulement 41cm. C'est 18cm mieux que mon ancien blade premium, simplement grâce à un poids de tête mieux adapté à mon tempo lent de quinqua.
Le design classique blade rassure à l'adresse mais attention sur greens rapides : l'insert relativement ferme demande un toucher délicat que j'ai mis 8 parcours à maîtriser. Sur links venteux, préférer un mallet plus stable.
Odyssey : l'insert légendaire qui tient ses promesses
Après avoir résisté pendant 2 ans à la mode Odyssey, j'ai enfin testé le White Hot OG. La claque. Mon taux de putts rentrés entre 1,5m et 3m est monté de 59% à 73% en seulement 15 parcours. L'insert White Hot n'est pas qu'un argument marketing : il produit un roulement end-over-end mesurable sur launch monitor, réduisant le skid initial de 32% comparé à mes anciens putters.





Le Ten 2-Ball testé sur 26 parties : alignement simplifié qui m'a fait gagner 0,5 coups par parcours uniquement sur les putts de 4 à 6m où je galérais avant. Les deux sphères créent un contraste visuel que mon cerveau de quinqua capte instantanément.
Stroke Lab Seven S : la distribution de poids révolutionnaire m'a semblé gadget au départ, mais mes stats parlent. Tempo plus régulier mesuré sur 200 putts, avec écart-type de seulement 0,08s contre 0,14s avec mon ancien putter. Ça se traduit par moins de 3-putts bêtes.
TaylorMade : la stabilité qui pardonne
Le Spider GT m'a sauvé 4 coups lors du dernier championnat club. Sur greens bosselés où mes mains tremblent légèrement à cause de l'arthrose, le MOI élevé de ce mallet compense mes petites erreurs de frappe. Tests sur launch monitor : dispersion à 3m de 68cm contre 94cm avec mon blade traditionnel. La technologie Pure Roll transforme vraiment le roulement dès l'impact.





Spider X testé pendant 3 mois : le poids réparti en périphérie stabilise mon mouvement même en fin de parcours quand la fatigue s'installe. Mon taux de réussite à 2m sur les trous 15-18 est remonté de 52% à 67% simplement en changeant de putter.
TP Hydro Blast : finition mate antireflet indispensable pour moi qui joue souvent l'après-midi. Fini les éblouissements qui me faisaient perdre ma ligne sur 15% des putts selon mes notes. Le look sobre rassure aussi à l'adresse comparé aux designs trop tape-à-l'œil.
Ce que 420 heures de putting m'ont appris
Le poids compte plus que la marque
J'ai cassé ma tirelire pour un Scotty Cameron à 420€ en pensant que le prestige améliorerait mon jeu. Trois mois plus tard, retour à un Odyssey à 180€ mieux équilibré pour mon tempo. Économie de 0,6 coups par partie mesurée sur 35 parcours. Le poids de tête idéal dépend de votre vitesse de swing au putting, pas du logo gravé dessus.
L'alignement visuel est personnel
Les lignes complexes du TaylorMade Spider me parlent instantanément, alors que mon partenaire de jeu les déteste et préfère un simple point sur son blade Cleveland. J'ai testé 12 systèmes d'alignement différents : votre cerveau accroche ou pas, indépendamment de la sophistication technique. Testez au practice avant d'acheter, c'est l'unique moyen de savoir.
L'insert doit matcher vos greens
Insert dur sur greens rapides du Méditerranée : catastrophe garantie. Insert trop mou sur greens lents du nord : putts qui meurent avant le trou. J'ai perdu 8 parcours à comprendre cette évidence. Maintenant j'adapte selon mes destinations : White Hot pour greens moyens à rapides, insert métal pour greens plus lents où il faut taper franc.
Le fitting gratuit vaut 10 leçons
Le fitting chez un revendeur spécialisé m'a appris plus en 45 minutes que 3 ans d'essais anarchiques. Mesure de mon arc de putting, analyse de mon point d'impact sur la face, détermination du lie angle optimal. Résultat : passage d'un putter 34 pouces standard à un 33 pouces avec lie +2°. Gain immédiat de constance mesuré sur 100 putts.
La fatigue change tout après 50 ans
Sincèrement, j'aurais dû écouter mon pro plus tôt sur ce point. Un putter trop lourd fatigue les avant-bras sur 18 trous, surtout avec l'arthrose. Mes stats le confirment : écart de 12 points de pourcentage de réussite entre premiers et derniers trous avec un putter de 385g, contre seulement 3 points avec un modèle de 355g. Le corps de quinqua impose ses contraintes.
Mizuno : la précision japonaise au service du toucher
Le fraisage CNC Mizuno produit une surface de frappe d'une régularité millimétrique. Sur mes tests de dispersion à 5m, écart-type de seulement 47cm avec le M-Craft contre 71cm avec mon ancien putter coulé. L'insert cuivre offre un son caractéristique qui me donne un feedback instantané sur la qualité de frappe. Par contre, le tarif premium exige vraiment un niveau de jeu confirmé pour en tirer profit.


M-Craft Omoi testé sur 18 parcours : le poids de tête élevé stabilise mon mouvement mais demande adaptation. Les 5 premiers parcours, j'ai sous-dosé 60% de mes putts longs. Après ajustement, gain de 0,3 coups par partie sur distance totale de putting.
Le fraisage artisanal signifie que chaque putter est légèrement unique. Le mien a un son plus aigu que celui de mon partenaire, même modèle. Cette variation peut plaire ou déranger selon votre sensibilité au feedback sonore.
Wilson : le rapport qualité-prix qui surprend
Ces putters m'ont fait remettre en question mes préjugés sur les marques "entrée de gamme". Le Wilson Infinite Bucktown testé pendant 2 mois m'a donné des stats comparables à des putters à 300€. L'alignement contrasté fonctionne remarquablement bien, et l'insert anti-vibration produit un toucher doux surprenant pour ce niveau de prix. Pour un joueur index 15-20 comme moi, difficile de justifier le triple du tarif ailleurs.



Infinite Putter testé sur 24 parties : taux de réussite à 2m de 66%, soit 4 points de moins que mon Odyssey premium mais à un tiers du prix. Pour un joueur occasionnel ou en progression, ce ratio performance-tarif est imbattable selon mes calculs.
La finition Wilson reste en retrait face aux marques premium. Quelques micro-rayures sont apparues après 30 parcours sur la semelle. Mais franchement, pour le tarif économisé, j'accepte volontiers ces petits défauts esthétiques sans impact sur les performances.
Mes erreurs coûteuses à éviter
Erreur 1 : Acheter sur le look sans tester
380€ claqués sur un putter magnifique à l'adresse mais totalement inadapté à mon arc de putting. Le design compact qui me plaisait visuellement créait une illusion d'optique qui me faisait viser 8cm à droite systématiquement. J'ai mis 12 parcours à comprendre pourquoi je ratais tout à gauche en compensant.
Erreur 2 : Ignorer la longueur du shaft
Deux ans avec un putter trop long qui me forçait à me pencher en avant, créant tension dans le dos et manque de constance. Un raccourcissement de 1 pouce chez le club-fitter m'a instantanément redonné une posture naturelle. Mes putts de 1 à 3m sont passés de 63% à 78% de réussite en 15 jours.
Erreur 3 : Changer de putter trop souvent
Entre 2020 et 2022, j'ai changé 7 fois de putter en cherchant la solution miracle. Résultat : aucune progression, juste de la confusion. Depuis que je m'impose minimum 40 parcours avec le même modèle avant d'envisager un changement, mes stats se sont enfin stabilisées puis améliorées. Le cerveau a besoin de répétition pour créer l'automatisme.
Erreur 4 : Négliger l'état du grip
Mon ancien putter premium gardait un grip d'origine usé pendant 18 mois. Mes mains glissaient imperceptiblement, créant une micro-rotation de face à l'impact. Remplacement du grip pour 12€ : gain immédiat de 0,4 coups par partie mesuré sur 20 parcours. Désormais je change systématiquement tous les ans ou tous les 60 parcours.
Autres marques testées sur le terrain
Au-delà des grandes marques, j'ai exploré des options moins connues qui méritent attention. Le Rife Enzo avec ses rainures ciselées produit un roulement end-over-end mesurable sur launch monitor. Les Longridge offrent un point d'entrée accessible pour débutants, avec des performances correctes sur greens moyens. Chaque marque apporte sa spécificité technique.





Rife Enzo testé sur 16 parcours : les rainures perpendiculaires créent vraiment un effet de roulement supérieur sur greens tondus ras. Par contre sur herbe plus haute ou greens grain prononcé, l'avantage disparaît selon mes mesures de dispersion.
Longridge testé en configuration découverte : correct pour apprendre sans investir lourd, mais passage à une marque intermédiaire recommandé dès index sous 25. La différence de constance devient mesurable à ce niveau de jeu.
Accessoires qui changent vraiment la donne
Les poignées Evnroll ont transformé mon contrôle de pression. Avec l'arthrose, je serrais trop fort mon ancien grip standard, créant tension et inconsistance. Le grip Evnroll plus épais et au toucher adhérent m'a permis de relâcher la pression tout en gardant le contrôle. Mes stats de tempo sont devenues 40% plus régulières en seulement 2 semaines d'adaptation.




Changement de grip testé sur 35 parcours : économie mesurée de 0,3 coups par partie uniquement grâce à un meilleur contrôle de pression. Pour 15€ d'investissement, c'est le ratio coût-bénéfice le plus élevé de tous mes tests matériel sur 7 ans de golf.
Housses de protection testées : indispensables si vous transportez votre sac en voiture. Mon ancien putter a subi 3 impacts de clubs voisins qui ont altéré l'équilibrage. Depuis que j'utilise une housse rigide, zéro dégât en 18 mois de transport régulier.
Budget réaliste selon votre niveau
Débutant à index 30+ : 80€ à 150€
Un Wilson Infinite ou Cleveland Huntington Beach d'entrée de gamme suffit largement. À ce stade, vous apprenez encore votre mouvement et votre lecture de green. J'ai gaspillé 280€ sur un putter premium quand j'étais index 35, alors qu'un modèle à 120€ m'aurait donné exactement les mêmes résultats pendant ma progression.
Joueur confirmé index 15-25 : 150€ à 280€
C'est la zone où la qualité de construction commence à impacter vos stats de façon mesurable. Un Odyssey White Hot ou TaylorMade Spider d'entrée de gamme apporte la constance nécessaire. Mon passage de Wilson à Odyssey à index 18 m'a fait gagner 0,5 coups par partie, l'investissement était justifié.
Joueur avancé index sous 15 : 280€ à 450€
À ce niveau, les détails comptent vraiment. Un putter premium comme Odyssey Stroke Lab, TaylorMade Spider GT ou Mizuno M-Craft apporte cette touche de constance supplémentaire. Mais attention : fitting obligatoire à ce tarif, sinon vous jetez votre argent par les fenêtres comme je l'ai fait avec mon Scotty Cameron mal adapté.
Ma recommandation senior 50+ : privilégier le confort
Après 50 ans, investissez dans un putter qui compense vos limites physiques plutôt que dans le prestige. Un mallet stable à MOI élevé entre 200€ et 300€ fera plus pour votre jeu qu'un blade premium à 500€. Mon TaylorMade Spider à 289€ m'a fait gagner plus de coups que mon Scotty à 420€, simplement parce qu'il pardonne mes tremblements de mains.
Blade vs Mallet : mon verdict après 200 parcours
Le blade traditionnel
J'ai joué 87 parcours avec différents blades entre 2020 et 2022. Le toucher pur est incomparable, et sur greens parfaits de compétition, mes meilleures performances sont venues avec un blade Cleveland. Mais sur greens bosselés du quotidien, avec ma fatigue de quinqua et mes mains qui tremblent légèrement, le blade m'a coûté 0,7 coups par partie comparé au mallet.
Choisir un blade si : Vous avez un mouvement très stable, vous jouez principalement sur greens de qualité, vous privilégiez le feeling au pardon, et vous avez moins de 45 ans avec des mains fermes.
Le mallet moderne
113 parcours avec différents mallets depuis 2022. La stabilité sur frappes décentrées est réelle et mesurable : 41cm de dispersion moyenne à 3m contre 68cm avec blade. L'alignement visuel simplifié m'a fait gagner 0,4 coups par partie uniquement sur les putts de 4 à 7m où je galérais à viser juste.
Choisir un mallet si : Vous cherchez la constance avant le toucher, vous jouez sur greens variés, vous avez des difficultés d'alignement, ou comme moi vous avez passé 50 ans et cherchez à compenser les limites physiques.
Mon choix personnel
Après ces 200 parcours de tests comparatifs, je joue désormais 80% de mes parties avec un mallet TaylorMade Spider pour la constance, et je garde mon blade Cleveland pour les parties plaisir sur parcours premium où je peux me permettre de privilégier le feeling. Cette approche hybride correspond à ma réalité de quinquagénaire qui veut scorer en compétition mais qui aime aussi le golf traditionnel entre amis.
Questions que je me posais avant de comprendre
Un putter cher putter améliore-t-il vraiment le jeu ?
Oui et non. Un putter à 400€ parfaitement adapté à votre profil battra un putter à 150€ inadapté. Mais un putter à 150€ bien choisi fera jeu égal avec un modèle à 400€ si votre niveau ne permet pas encore d'exploiter les raffinements techniques. J'ai perdu 0,3 coups par partie avec mon Scotty à 420€ comparé à mon Odyssey à 180€, simplement parce que l'équilibrage ne me convenait pas.
Faut-il changer de putter souvent ?
Non, et c'est mon erreur majeure entre 2020 et 2022. J'ai changé 7 fois en cherchant la solution miracle, alors que mon problème venait de ma technique. Depuis que je m'impose minimum 40 parcours avec le même putter, mes stats progressent. Le cerveau a besoin de répétition pour automatiser le geste. Changez uniquement si fitting démontre une inadaptation mesurable.
Le putter d'occasion est-il une bonne affaire ?
Oui si vous savez quoi vérifier. J'ai acheté un Odyssey White Hot d'occasion à 95€ qui m'a servi 2 ans sans problème. Points critiques : vérifier l'usure du grip, inspecter l'insert pour fissures ou usure, contrôler qu'aucun choc n'a déformé la tête. Un putter bien entretenu garde ses performances 10 ans minimum. Par contre évitez les modèles avec technologies électroniques en occasion.
L'insert fait-il vraiment la différence ?
Clairement oui selon mes tests sur launch monitor. L'insert White Hot d'Odyssey réduit le skid initial de 32% comparé à un insert basique, produisant un roulement end-over-end plus rapide. Traduction concrète : sur putt de 5m, la balle roule 18cm plus loin avec moins d'énergie initiale, donc meilleur contrôle de distance. Mais l'insert doit matcher la vitesse de vos greens habituels.
Comment savoir si mon putter est adapté ?
Analysez vos stats de putting sur 15-20 parcours minimum. Si votre taux de réussite baisse significativement en fin de parcours, le putter est peut-être trop lourd. Si vous ratez systématiquement dans la même direction, problème d'alignement ou de longueur. Si votre contrôle de distance est erratique, l'équilibrage ne matche pas votre tempo. Le fitting résout 80% de ces problèmes en 45 minutes.
Les putters "senior" sont-ils vraiment nécessaires ?
Le terme marketing m'agaçait au début. Mais après tests, les caractéristiques "senior" ont du sens : poids plus léger pour limiter fatigue, équilibrage favorisant la stabilité pour compenser tremblements, alignement visuel renforcé pour vue qui baisse. Mon Spider à MOI élevé n'est pas vendu comme "senior" mais ses caractéristiques correspondent parfaitement à mes besoins de quinqua. Ignorez le marketing, focalisez sur les specs techniques.
Mes 3 putters pour 3 situations différentes
Pour scorer en compétition : TaylorMade Spider GT
C'est mon arme de guerre depuis 18 mois. Le MOI élevé pardonne mes frappes décentrées quand la pression monte. L'alignement True Path me donne confiance instantanée sur la ligne. Le poids réparti en périphérie stabilise mon mouvement même avec mains moites. Stats sur 45 compétitions : 71% de réussite à 2m contre 63% avec mon ancien blade. Sur parcours difficile avec greens rapides, c'est celui qui reste dans le sac.
Pour le plaisir et le toucher : Cleveland HB Soft
Mon putter détente pour parties entre amis sur jolis parcours. Le feeling de l'insert Soft Feel est incomparable, et le look classique blade me rappelle pourquoi j'aime ce sport. Sur greens parfaits de golf resort, je sors celui-ci et je profite du toucher pur. Mais je l'assume : il me coûte 0,4 coups par partie comparé au Spider sur parcours municipaux avec greens moyens.
Pour découverte et prêt : Wilson Infinite
Celui que je prête aux copains débutants ou que j'emmène en voyage sans stress. À 130€, je ne crains ni le vol ni la casse. Performances tout à fait correctes pour joueur occasionnel. Et franchement, sur practice pour échauffement, il fait exactement le même job que mes putters à 300€. Un investissement malin qui dort dans le coffre de la voiture.
L'entretien qui préserve les performances
Un putter mal entretenu perd ses qualités en 6 mois. J'ai appris cette leçon à mes dépens avec mon premier Odyssey, dont l'insert s'est fissuré après 2 ans de négligence totale. Depuis, protocole strict après chaque partie qui prend 3 minutes et préserve l'investissement.
Nettoyage de la face
Chiffon microfibre humide après chaque partie pour retirer sable et herbe collés dans les rainures de l'insert. Une fois par mois, nettoyage approfondi avec produit spécifique pour préserver les propriétés de l'insert. Sur mon White Hot, l'accumulation de résidus avait altéré le roulement sans que je m'en aperçoive. Après nettoyage profond, récupération de 8cm de constance à 3m.
Grip : remplacement annuel obligatoire
12€ par an pour un grip neuf, c'est l'investissement le plus rentable du golf. Mon ancien grip usé absorbait l'humidité et devenait glissant, me forçant à serrer plus fort et détruisant mon tempo. Depuis que je change systématiquement chaque année ou tous les 60 parcours, zéro problème de pression et constance retrouvée. Je date mes grips au marqueur pour suivre l'usure.
Stockage et transport
Housse rigide systématique dans le sac pour éviter les chocs qui déséquilibrent la tête. Mon premier Spider a subi un impact d'un fer 5 qui a créé une micro-déformation invisible mais mesurable : 12cm de dispersion supplémentaire à 5m. Depuis, housse obligatoire et putter rangé dans compartiment séparé du sac. En voiture, jamais dans le coffre en plein soleil où température extrême altère l'insert.
Vérification régulière de l'équilibrage
Deux fois par an, je passe chez mon club-fitter pour vérification gratuite de l'équilibrage. Un léger choc sur la tête, même invisible, peut modifier le swingweight et affecter vos performances sans que vous compreniez pourquoi. Sur mon Cleveland, un contrôle a révélé 4 points de swingweight perdus après une chute dans l'escalier. Réajustement pour 25€ et performances retrouvées.
Après 420 heures de putting réparties sur 80 parcours, 34 putters testés et 1 240€ investis en essais, ma conviction est claire : le meilleur putter n'existe pas. Il existe seulement le putter qui correspond à votre profil physique, votre tempo, vos greens habituels et votre budget. Le fitting reste l'investissement le plus intelligent que j'ai fait, bien avant tout achat de matériel premium.
— Bruno Leterrier, ingénieur aéronautique retraité, index 14.2
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