J'ai gaspillé 840€ en chaussures avant de comprendre ce qui compte vraiment après 50 ans
34 modèles testés sur 280 parcours depuis 2019. Mon arthrose de l'épaule m'a forcé à trouver les chaussures qui encaissent 18 trous sans provoquer de fatigue dans les jambes. Voici ce que j'aurais aimé savoir avant mon premier achat.
Ma claque au practice : des FootJoy à 189€ qui m'ont sauvé le dos
Septembre 2020. Je débarque au Golf de Toulouse-Palmola avec mes Nike à 75€ achetées chez Décathlon. Après 9 trous, sensation de brûlure sous la voûte plantaire. Au trou 14, je boitais franchement. Mon pro m'observe et lâche direct : "Bruno, à ton âge et avec ton historique d'arthrose, tu peux pas jouer avec des chaussures d'entrée de gamme. Ton corps a besoin de soutien."
Trois jours plus tard, fitting chez un revendeur spécialisé. Le gars me fait marcher, analyser mon appui, mesure mes pieds. Verdict : pronation excessive du pied droit compensant inconsciemment mon épaule fragile. Il me conseille des FootJoy Tour Alpha à 189€. Je grince des dents sur le prix mais j'achète.
Premier parcours avec : révélation totale. Zéro douleur après 18 trous. Mon équilibre au finish s'est amélioré instantanément car mes appuis étaient enfin stables. J'ai relevé mes stats Arccos sur 22 parties : gain moyen de 0,6 coups par rapport à mes anciennes chaussures, simplement parce que je ne compensais plus en fin de parcours. Ces 189€ restent mon meilleur investissement golf avec mon hybride Cobra à 180€.
Chaussures haute performance : mon top pour les golfeurs réguliers
J'ai cassé ma tirelire sur 11 paires de chaussures à crampons entre 2019 et 2024. Vitesse de swing à 82 mph, tendance au hook, arthrose de l'épaule droite : mon profil physique a éliminé 60% des modèles testés. Les Nike Air Zoom m'ont bluffé par leur retour d'énergie au finish, mais attention à leur durée de vie limitée sur sols durs.



Les Nike Air Zoom Infinity m'ont fait gagner 8 mètres de distance driver sur mes 40 premières parties grâce à un meilleur transfert de poids. MAIS leurs semelles ont montré une usure visible après seulement 65 parcours sur terrains secs du sud-ouest.
Erreur que j'ai faite : acheter des FootJoy taille 43 alors que je chausse du 43,5 en ville. Résultat : ampoules systématiques au trou 12-13. Prenez toujours une demi-pointure au-dessus pour compter la dilatation du pied pendant l'effort.
Mon protocole de test sur 200 swings minimum
Pour chaque paire testée, je suis une routine stricte héritée de mes années chez Airbus : 50 swings au practice pour détecter les points de frottement, puis 5 parcours complets en conditions variées. Je mesure trois critères chiffrés via mon appli Arccos et un carnet Excel que je trimballe depuis 2019.
- Stabilité au finish : je filme 20 swings driver et compte combien de fois je dois rattraper mon équilibre. Avec mes Nike à 75€, c'était 7 fois sur 20. Avec les FootJoy Tour Alpha, zéro déséquilibre.
- Fatigue ressentie trou 15-18 : échelle de 1 à 10 notée après chaque partie. Les chaussures trop rigides me donnaient systématiquement un 8/10 en fin de parcours.
- Durée de vie des crampons : inspection visuelle tous les 15 parcours. Certaines paires low-cost perdaient déjà de l'adhérence après 30 sorties.
Chaussures confort quotidien : quand le style rencontre la fonctionnalité
Les ECCO Contour Casual m'ont réconcilié avec l'idée de porter mes chaussures de golf en dehors du parcours. Semelle anatomique étudiée pour les quinquas, cuir souple qui épouse le pied sans période de rodage douloureuse. Je les ai portées 180 jours consécutifs entre le practice, mes parties et même quelques balades en ville.



Les ECCO m'ont coûté 165€ en 2022. Après 95 parcours et 180 jours portées, elles montrent à peine une usure visible. Leur cuir premium s'est assoupli sans se déformer. Meilleur investissement longue durée de mes 7 ans de golf.
Les adidas Street Lite à 89€ sont mon plan B économique. Légèreté remarquable pour les journées où je joue 27 trous, mais leur maintien latéral est inférieur aux ECCO. Parfaites pour practice et pitch&putt, limites sur parcours vallonné.
Ce que les vendeurs ne disent jamais sur les chaussures "casual golf"
L'arnaque marketing classique : des baskets normales avec trois crampons sous la semelle vendues 40% plus cher. J'ai testé 6 modèles casual entre 2021 et 2023. Deux vérités que personne ne vous dira en magasin.
Vérité numéro 1 : 80% des modèles casual sacrifient la stabilité latérale. Sur mon test de 20 swings driver filmés, j'ai mesuré un déséquilibre au finish 3 fois plus fréquent qu'avec des chaussures performance. Pour un senior avec mon historique d'arthrose, c'est rédhibitoire sur parcours vallonné.
Vérité numéro 2 : leur durée de vie est inférieure de 30% aux chaussures golf dédiées. Les crampons amovibles s'usent plus vite car la semelle est plus fine. Mes adidas Street Lite ont perdu de l'adhérence après 48 parcours contre 85 pour mes FootJoy classiques.
Chaussures femme : retour d'expérience de ma compagne sur 45 parcours
Ma compagne Sylvie a débuté le golf en 2022 à 52 ans. Index 28, morphologie standard, aucun problème articulaire particulier. Elle a essayé 8 paires différentes avant de trouver son équilibre entre confort, maintien et esthétique. Les ECCO Biom G5 l'ont conquise dès le premier essai pour leur légèreté et leur look moderne.



Les ECCO Biom ont résolu le problème récurrent de Sylvie : des pieds qui gonflent après 12 trous. Leur conception anatomique et leur tige en mesh respirant maintiennent une température constante même par 32°C en été.
Les Nike Roshe féminines à 79€ ont l'air parfaites en magasin mais Sylvie les a abandonnées après 8 parties. Raison : semelle trop souple qui ne stabilise pas assez le pied lors du backswing. Son hook s'est amplifié de 15% avec ces chaussures selon nos relevés Arccos.
Spécificités morphologiques féminines : ce qui change vraiment
Sylvie a consulté un podologue spécialisé golf après ses difficultés initiales. Trois différences anatomiques majeures qui influencent le choix des chaussures pour les femmes golfeuses de plus de 50 ans.
- Voûte plantaire plus prononcée : nécessite un chaussant avec support arch intégré. Les modèles unisexes provoquaient des douleurs systématiques au bout de 14 trous. Les ECCO Biom avec leur technologie d'empreinte naturelle ont éliminé ce problème.
- Talon plus étroit : les chaussures homme provoquent un glissement du talon dans la chaussure pendant le swing. Sylvie perdait 8m de distance driver à cause de ce défaut de stabilité avant de passer sur des modèles spécifiquement féminins.
- Flexibilité accrue du pied : demande une semelle intermédiaire plus ferme pour compenser. Les FootJoy Traditions avec leur construction rigide ont amélioré la régularité de frappe de Sylvie de 12% sur nos mesures de 30 parties.
Chaussures techniques imperméables : mon test par temps pourri
Novembre 2021, parcours de Seilh sous une pluie battante. Je teste mes nouvelles adidas Codechaos achetées 175€ une semaine plus tôt. Après 18 trous dans la gadoue, inspection : pieds parfaitement secs, zéro infiltration d'eau. Ces chaussures ont transformé ma saison hivernale. J'ai relevé mes stats sur 38 parties pluvieuses entre novembre 2021 et mars 2023.



Les Codechaos avec leur technologie Twist Grip m'ont sauvé 4 coups lors du championnat club sur parcours détrempé. Leurs crampons multidirectionnels mordent dans la boue là où mes anciennes FootJoy glissaient. Gain mesuré : 23% d'adhérence supplémentaire en conditions humides.
Piège à éviter : la membrane Gore-Tex rend la chaussure moins respirante. Par temps chaud (25°C et plus), mes pieds transpirent excessivement. J'ai mesuré une augmentation de 40% de la sudation comparé à mes Nike mesh classiques. Réservez ces chaussures pour octobre à avril.
Gore-Tex vs membranes propriétaires : j'ai testé les deux pendant 2 ans
Entre 2021 et 2023, j'ai comparé systématiquement deux technologies waterproof sur mes parcours hivernaux du sud-ouest. D'un côté mes adidas Codechaos Gore-Tex à 175€, de l'autre des FootJoy avec leur membrane DryJoys à 159€. Protocole de test : 19 parcours sous la pluie avec chaque paire, relevé précis des performances.
Imperméabilité pure : égalité parfaite. Aucune infiltration détectée sur les deux modèles après 18 trous sous pluie modérée à forte. Le Gore-Tex n'apporte pas d'avantage mesurable sur ce critère face aux technologies propriétaires récentes.
Respirabilité : léger avantage aux FootJoy DryJoys. J'ai mesuré subjectivement moins de moiteur dans la chaussure en fin de parcours. Différence réelle mais pas spectaculaire, environ 15% selon mon ressenti sur 19 parties comparatives.
Durabilité : là où ça devient intéressant. Après 65 parcours, mes Codechaos Gore-Tex montrent toujours une étanchéité parfaite. Les FootJoy DryJoys ont commencé à laisser passer de l'humidité au niveau des coutures après 58 parties. Investissement long terme favorise clairement le Gore-Tex malgré son surcoût initial.
Chaussures spikeless : la révolution que je n'attendais pas
Juin 2022, je suis sceptique quand mon pro me suggère de tester des chaussures sans crampons. "Tu vas glisser dans les pentes" que je lui réponds. Il insiste, me prête ses Puma Ignite Articulate pour une journée. Résultat : bluffé dès le premier swing. La technologie des semelles spikeless a progressé de manière hallucinante depuis mes débuts en 2018.



Les Puma Ignite sont devenues mes chaussures préférées pour 70% de mes parties. Polyvalence totale : je pars de chez moi avec, je joue mon parcours, je vais boire un coup au club-house sans me changer. Confort équivalent à des baskets running haut de gamme.
Limite détectée sur parcours très vallonné ou détrempé. Au Golf de Toulouse-Téoula avec ses pentes raides, j'ai senti un léger glissement au finish sur 3 trous difficiles. Adhérence inférieure de 10-15% aux crampons traditionnels en conditions limites.
Mon test comparatif : crampons vs spikeless sur 40 parties identiques
Printemps 2023, je décide de trancher la question scientifiquement. Même parcours répété 40 fois entre mars et juin, alternance stricte entre mes FootJoy à crampons et mes Puma spikeless. Conditions météo variées, relevé exhaustif via Arccos et mon carnet Excel.
| Critère mesuré | Crampons FootJoy | Spikeless Puma |
|---|---|---|
| Score moyen sur 40 parties | 88,2 | 88,7 (+0,5) |
| Distance driver moyenne | 217m | 215m (-2m) |
| Stabilité finish (déséquilibres/20 swings) | 0,4 | 1,2 |
| Fatigue trou 15-18 (échelle 10) | 6,8 | 5,1 |
| Confort subjectif (échelle 10) | 7,2 | 9,1 |
Mon verdict personnel : pour 80% des golfeurs amateurs avec mon profil (senior, swing modéré, pas de compétition intensive), les spikeless sont un meilleur choix global. Le gain en confort et polyvalence compense largement la légère perte de stabilité. Je garde mes chaussures à crampons uniquement pour les tournois et les parcours très vallonnés.
Chaussures premium cuir : quand le luxe rencontre la performance
Mai 2023, je craque pour des FootJoy Tour S à 285€ en cuir pleine fleur. Prix indécent pour des chaussures de golf, je le sais. Mais après 4 ans à tester du matériel de toutes gammes, je voulais comprendre si le premium se justifie réellement. Spoiler : oui, mais pas pour les raisons que j'imaginais.



Le cuir pleine fleur vieillit magnifiquement. Après 72 parcours, mes FootJoy Tour S montrent une patine naturelle élégante sans aucune dégradation structurelle. À comparer avec mes Nike synthétiques qui commençaient à se craqueler après 55 parties.
Performance technique identique à des chaussures à 150€. La différence se joue sur la durabilité (estimée à 150+ parcours contre 80 pour la moyenne), le confort après rodage, et franchement l'ego de porter de belles chaussures au club-house.
Le calcul économique que personne ne fait sur les chaussures premium
Mon background d'ingénieur chez Airbus m'a appris à calculer le coût total de possession. Appliquons cette logique froide aux chaussures de golf sur une durée de vie réaliste.
Scénario 1 : Chaussures entrée de gamme
- Prix d'achat : 89€
- Durée de vie constatée : 40 parcours
- Coût par parcours : 2,23€
- Sur 200 parcours : 5 paires nécessaires = 445€
Scénario 2 : Chaussures milieu de gamme
- Prix d'achat : 165€
- Durée de vie constatée : 85 parcours
- Coût par parcours : 1,94€
- Sur 200 parcours : 3 paires nécessaires = 495€
Scénario 3 : Chaussures premium cuir
- Prix d'achat : 285€
- Durée de vie estimée : 150 parcours
- Coût par parcours : 1,90€
- Sur 200 parcours : 2 paires nécessaires = 570€
Conclusion chiffrée : le premium coûte 125€ de plus sur 200 parcours, soit 0,63€ par partie. En échange vous gagnez le confort supérieur du cuir, une esthétique qui dure, et la satisfaction de porter du beau matériel. À vous de voir si ça vaut le coup selon votre budget et vos priorités.
Chaussures lifestyle : le bon compromis golf et quotidien
Les Nike Roshe G ont révolutionné mon approche du golf en 2022. Finies les corvées de changement de chaussures avant et après le parcours. Je les enfile le matin, je joue mes 18 trous, je vais faire mes courses ensuite sans me changer. Cette polyvalence change vraiment la vie quand on joue 3 fois par semaine.



Les Nike Roshe G à 95€ sont mon coup de cœur rapport qualité-prix-polyvalence. Design sobre qui passe partout, semelle spikeless efficace, confort de basket premium. Après 68 parcours, elles ressemblent toujours à des chaussures quasi neuves.
Attention à ne pas confondre lifestyle et performance pure. Sur parcours technique ou par temps humide, ces chaussures montrent leurs limites. Je les réserve aux parties détente sur parcours plats et secs, jamais en compétition.
Chaussures junior : l'initiation de mon petit-fils
Été 2023, mon petit-fils Théo (11 ans) me demande de l'initier au golf. Premier réflexe : lui acheter des chaussures adaptées chez Décathlon. Les adidas Hoops mixte enfant à 42€ ont parfaitement rempli leur mission durant toute sa première saison. Maintien correct, semelle qui accroche, robustesse face aux traitements brutaux d'un gamin.



Pour les juniors, privilégiez absolument la robustesse et le prix contenu. Théo a grandi de deux pointures en 8 mois, ses chaussures étaient devenues trop petites avant même de montrer une usure significative. Inutile d'investir dans du premium pour des pieds en croissance.
Les Nike Infinity G junior à 65€ offrent un bon compromis qualité-design pour les ados qui veulent du style. Ma nièce de 15 ans les porte avec fierté au practice, ce qui compte énormément pour maintenir sa motivation à jouer.
Les 5 erreurs que j'ai commises et qui m'ont coûté 840€
Erreur n°1 : Acheter sans essayer sur parcours
Septembre 2019, je commande des Skechers Go Golf à 119€ sur internet sans les avoir testées. Elles semblaient parfaites : bonnes notes, prix attractif, look sympa. Résultat : ampoules au talon dès le trou 8 de ma première partie. Le chaussant était trop étroit pour mon pied large. Impossible de les retourner après utilisation. 119€ jetés par la fenêtre.
Erreur n°2 : Négliger l'importance du fitting
Mars 2020, j'achète des Nike Air Zoom Victory Tour à 189€ en me basant uniquement sur ma pointure habituelle en ville (43). Grosse erreur. Un fitting m'aurait révélé ma pronation excessive du pied droit et mon besoin d'une demi-pointure supérieure. J'ai joué 15 parcours inconfortables avant d'admettre que ces chaussures ne me convenaient pas. Revendues 80€ sur Leboncoin, perte sèche de 109€.
Erreur n°3 : Tomber dans le piège du tout-crampons
Entre 2019 et 2021, j'ai acheté exclusivement des chaussures à crampons métalliques par dogmatisme. "Un vrai golfeur porte des vrais crampons" que je pensais bêtement. Résultat : obligation de me changer systématiquement avant et après le parcours, impossibilité de les porter au practice couvert, usure prématurée des crampons sur les parkings. J'ai perdu un temps fou et abîmé inutilement mes chaussures avant de découvrir l'efficacité des spikeless modernes.
Erreur n°4 : Privilégier le prix au détriment de la qualité
Juillet 2020, soldes d'été. Je craque pour des Callaway à 69€ soldées de 159€. L'affaire du siècle sur le papier. Après 28 parcours, les semelles commencent à se décoller, les coutures lâchent au niveau du talon. Durée de vie ridicule comparée à mes FootJoy à 165€ qui ont tenu 85 parcours sans broncher. Fausse économie typique : j'ai dû racheter une paire 4 mois plus tard.
Erreur n°5 : Ignorer mes contraintes physiques spécifiques
La plus coûteuse de toutes mes erreurs. Pendant deux ans, j'ai acheté des chaussures en fonction des avis internet sans tenir compte de mon arthrose d'épaule et de mes 55 ans. J'achetais ce qui marchait pour des golfeurs de 30 ans avec un swing à 95 mph. Résultat : fatigue excessive en fin de parcours, compensations douloureuses, scores qui stagnaient. Ce n'est qu'en 2021, après avoir consulté un podologue et accepté mes limites physiques, que j'ai enfin trouvé les chaussures adaptées à MON profil.
Mon protocole d'achat en 7 étapes (celui que j'aurais aimé connaître en 2018)
Identifiez votre profil physique réel
Notez votre vitesse de swing, vos éventuelles douleurs articulaires, votre morphologie de pied (large, étroit, voûte haute). Si possible, faites une analyse de marche chez un podologue spécialisé sport. Coût : 60-80€, rentabilisé dès le premier achat réussi.
Définissez votre usage réel
Combien de parcours par semaine, quel type de terrain (plat, vallonné, links), quelle météo dominante, besoin de polyvalence ville-parcours. Un golfeur qui joue 1 fois par semaine sur parcours plat n'a pas besoin du même équipement qu'un passionné qui enchaîne 3 parties hebdo sur terrain technique.
Fixez un budget réaliste sur la durée
Raisonnez en coût par parcours sur 2 ans, pas en prix d'achat immédiat. Des chaussures à 180€ qui durent 100 parcours coûtent moins cher que des modèles à 90€ qui lâchent après 45 sorties. Mon budget optimal pour un golfeur régulier senior : 150-200€, renouvelées tous les 18-24 mois selon fréquence de jeu.
Essayez en magasin, même si vous achetez ensuite en ligne
Déplacez-vous dans un vrai magasin spécialisé golf. Essayez 5-6 modèles différents, marchez 10 minutes avec chaque paire, faites quelques mouvements de swing. Notez les 2-3 modèles qui vous semblent confortables. Ensuite libre à vous de chercher le meilleur prix en ligne, mais vous aurez éliminé 80% des risques d'erreur.
Testez sur un vrai parcours avant validation définitive
Gardez l'emballage et le ticket. Faites UN parcours complet avec vos nouvelles chaussures dans les 7 jours suivant l'achat. Si inconfort au-delà du trou 9, si ampoules, si fatigue anormale, retournez-les immédiatement. La plupart des enseignes acceptent le retour si les chaussures ne sont pas abîmées et que vous avez la preuve d'achat.
Entretenez correctement dès le premier jour
Nettoyage après chaque partie : brosse douce, eau tiède, séchage à l'air libre loin des radiateurs. Imperméabilisant tous les 15 parcours. Vérification des crampons tous les mois. Cet entretien basique multiplie la durée de vie par 1,5 selon mes observations sur 7 ans.
Changez AVANT que ce soit critique
Dès que vous sentez une perte d'adhérence ou un inconfort inhabituel, commencez à chercher votre prochaine paire. Ne tombez pas dans le piège classique d'attendre que vos chaussures soient fichues pour en racheter. J'ai joué 8 parties catastrophiques en 2021 avec des chaussures usées alors que j'aurais dû les remplacer 2 mois plus tôt. Coût en scores ratés : inestimable.
Questions que vous vous posez (et que je me posais en 2018)
Les chaussures de golf sont-elles vraiment nécessaires pour débuter ?
J'ai commencé avec des baskets running Nike en 2018. Premier parcours : glissade au finish sur 4 trous différents. Votre swing ne peut pas être régulier si vos appuis ne sont pas stables. Investissez minimum 100€ dans une vraie paire de chaussures golf dès votre 3ème partie. C'est plus important que votre driver à ce stade.
Quelle différence réelle entre des chaussures à 90€ et à 250€ ?
Performance pure : 10-15% d'écart maximum. Durabilité : 80-100% d'écart selon mes tests. Confort : 40-50% de mieux sur les modèles premium. Esthétique : subjectif mais indéniable. Pour un golfeur qui joue 50 parcours par an comme moi, la différence de coût par partie est dérisoire face au gain en confort et longévité. Pour quelqu'un qui joue 15 parties annuelles, le milieu de gamme suffit largement.
Crampons métalliques ou plastique, ça change vraiment quelque chose ?
Sur terrain sec et ferme : aucune différence perceptible dans mes tests. Sur terrain humide ou herbeux : les crampons métalliques donnent 15-20% d'adhérence supplémentaire selon mes relevés. Inconvénient : interdits sur certains greens sensibles, plus bruyants en club-house, usure plus rapide. Mon conseil : plastique pour 80% des situations, métalliques uniquement si vous jouez souvent sous la pluie ou sur links.
Combien de temps durent vraiment des chaussures de golf ?
Entrée de gamme (70-100€) : 40-55 parcours avant dégradation notable selon mes observations. Milieu de gamme (130-180€) : 70-95 parcours. Premium (200€+) : 120-160 parcours. Variables critiques : fréquence d'utilisation, type de terrain, entretien, poids du golfeur, qualité de fabrication. Mes FootJoy Tour Alpha à 189€ sont à 104 parcours et ressemblent encore à du quasi-neuf.
Faut-il prendre sa pointure habituelle ou une taille au-dessus ?
Règle générale que j'applique : une demi-pointure au-dessus de votre taille ville. Vos pieds gonflent pendant l'effort, surtout après le trou 9. J'ai fait l'erreur de prendre du 43 comme en ville alors que je devrais porter du 43,5 en golf. Résultat : ampoules systématiques en fin de parcours pendant 2 mois avant de comprendre mon erreur. Testez toujours en fin d'après-midi quand vos pieds sont légèrement gonflés.
Les chaussures "senior" sont-elles du marketing ou vraiment différentes ?
80% marketing, 20% réalité utile. Les vraies différences : semelle souvent plus souple pour compenser la perte de flexibilité du pied, chaussant généralement plus large, poids réduit de 15-20%. MAIS vous obtiendrez les mêmes bénéfices en choisissant simplement une chaussure confort classique avec shaft graphite. Ne payez pas un surplus juste pour le label "senior". Concentrez-vous sur vos besoins réels : légèreté si vous avez mal aux jambes, largeur si pieds sensibles, amorti si genoux fragiles.
Peut-on jouer correctement avec des chaussures reconditionnées ?
J'ai testé 3 paires reconditionnées achetées sur des plateformes spécialisées entre 2021 et 2022. Verdict mitigé. Les modèles haut de gamme en excellent état (portés 10-15 fois maximum) valent vraiment le coup : économie de 40-60% pour une performance quasi identique au neuf. Par contre, méfiez-vous des reconditionnés "bon état" : j'ai reçu des FootJoy avec semelles déjà bien usées vendues 30% moins cher que le neuf. Fausse économie. Règle d'or : n'achetez du reconditionné que si la plateforme offre un vrai droit de retour après essai.
Ce que j'ai vraiment appris après 840€ dépensés et 280 parcours
Les chaussures de golf ne vous feront pas gagner 5 coups par partie. Elles ne compenseront pas un mauvais swing. Elles ne transformeront pas votre index du jour au lendemain. Mais elles feront trois choses essentielles que j'ai mises 2 ans à comprendre.
Un : elles permettent à votre corps de se concentrer sur le golf au lieu de gérer l'inconfort. Quand vos pieds ne souffrent pas, quand vos appuis sont stables, quand vous ne pensez pas à vos articulations fatiguées au trou 15, votre cerveau est disponible pour se focaliser sur votre jeu. Ça, ça change vraiment des scores.
Deux : elles allongent votre durée de vie de golfeur. À 55 ans avec mon arthrose, je peux encore jouer 18 trous deux fois par semaine parce que j'ai des chaussures qui protègent mes articulations. Avec mes Nike à 75€ de 2019, j'étais bon pour 48h de courbatures après chaque partie.
Trois : elles augmentent votre plaisir de jouer. C'est con à dire mais je prends plus de plaisir à jouer avec de belles chaussures confortables qu'avec des godasses inconfortables achetées en solde. Le golf est un loisir, pas une corvée. Autant être bien équipé pour en profiter.
Mon conseil final après 7 ans de tests
N'achetez pas les chaussures les plus chères. N'achetez pas les moins chères non plus. Achetez celles qui correspondent à VOTRE profil physique, VOTRE fréquence de jeu, VOTRE budget réaliste sur la durée. Testez-les vraiment avant de valider. Entretenez-les correctement. Et changez-les quand il faut, pas 3 mois après.
Bruno, index 14.2, 2 400 heures de jeu depuis 2018
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